La Fabrique de Vitrail
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2- La taille à pression.


Comme son nom l'indique, cette technique de coupe exploite la pression appliquée sur le verre par la roulette du coupe-verre. Augmenter la pression augmente la profondeur des fissures faites dans le verre, et facilite la séparation des plaques de verre. La taille à pression est donc idéale pour les formes courbes, ou difficiles à séparer.


La surface rigide qui supporte le verre par dessous devrait être petite, de façon à concentrer la force appliquée par la roulette du coupe-verre uniquement dans la zone désirée. Pour bien comprendre les forces en jeu, considérer ceci. Si on supporte une feuille le verre sur une petite surface (par exemple une pièce de 2$ palcée sous le verre, vis-à-vis du coupe-verre), il est alors possible d'appliquer une pression sur le coupe-verre de plusieurs dizaines de livres, sans que la feuille de verre ne se brise. Par contre, si on appliquait la même pression alors que le verre est à plat sur une table, la feuille de verre (surtout si elle est le moindrement ondulée et/ou si la table de support n'est pas suffisamment rigide) risque fort de se briser sous la pression. On conclue que la coupe à pression n'est possible que si le verre est supporté sur une petite surface.


Augmenter la pression a donc comme effet d'augmenter la profondeur des fissures dans le verre, et de faciliter la séparation. Par contre, une trop grande pression aura des effets secondaires indésirables. À l'extrême, une très grande pression (Ex.: 20 livres et plus sur une feuille de 1/8 po d'épaisseur)  pourrait faire que le verre se brise ou se sépare avant la fin de la ligne de marquage. De même, une pression extrême peut créer des éclats de verre à proximité de la ligne de marquage.


Un autre effet indésirable théoriquement possible est ce que certains appellent l'effet "pop corn": de petites aiguilles de verre se détachent le long de la ligne de marquage, et ce plusieurs secondes après le marquage, avec un faible bruit de "pop corn" qui éclate. Cet effet se produit à pression élevée sur le verre, et à grande vitesse de marquage. Par contre, la vitesse de marquage étant réduite lors du marquage manuel de coupes courbes ou difficiles, le phénomène "pop corn" est alors pratiquement inexistant.

  

D'autre part, tous les verres ne sont pas identiques. Pour obtenir une profondeur de fissures de 30%,  il faudra donc varier la pression selon le type de verre et selon son épaisseur. De plus, la pression idéale se doit d'être constante d'un bout à l'autre du marquage, et le coupe-verre doit être en permanence perpendiculaire au verre pour obtenir un résultat uniforme. Ces éléments indiquent qu'il n'est pas possible en pratique d'obtenir le marquage idéal en appliquant une pression à la main. En effet, personne ne peut de façon consistante appliquer une pression de disons 5 livres, égale tout le long du trait, et appliquer une pression de 7 livres pour la coupe suivante faite dans un verre différent. De plus, la taille à pression est physiquement trop exigeante pour être faite  manuellement, présentant un risque élevé que l'artisan développe tendinites et autre maux.


Conclusion.


La taille conventionnelle est idéale pour les lignes droites. De son côté, la taille à pression est idéale pour les coupes courbes, lesquelles sont plus difficiles à séparer. Il faut retenir que plus la pression est élevée (sans avoir d'effets secondaires indésirables) et plus la séparation sera facilitée. En fait, l'objectif à poursuivre est donc de marquer le verre avec la pression maximum qu'il peut supporter, sans non plus dépasser inutilement la pression au delà de laquelle les bénéfices deviennent négligeables, et surtout sans que cette pression ne génère d'effets secondaires indésirables. Pour arriver à ce résultat, il suffit d'observer de temps à autre la profondeur des fissures faites par le marquage, la qualité de la tranche et du trait, et d'ajuster la pression selon le type de verre sous taillage. 


Le GlasScore Pro.


Pour réaliser ces objectifs, La Fabrique de Vitrail a mis au point le GlasScore Pro,  un appareil qui peut faire les deux types de taille de verre, à pression ou conventionnel. Le GSP  permet d'appliquer la pression idéale sur le verre, selon le type de verre, sa dureté, son épaisseur, le tout sans effort de la part de l'artisan, et sans risque de tendinite. Il présente une petite surface de support du verre, permet de varier rapidement la pression appliquée selon le verre utilisé. Et il permet de travailler en position assise, en tout confort et sans fatigue.


Explorez le site web sous

http://www.lafabriquedevitrail.com/glasscorephotos.html

pour plus de détails.

Fondamentalement, ce rapport affirme qu'il existe deux façons de tailler le verre avec un coupe-verre, la principale différence résidant dans la profondeur des fissures générées lors du marquage du verre. Dans les deux cas, une roulette de carbure roule sur le verre avec une pression donnée. Cette action de la roulette crée les effets suivants:


A- Une ligne de marquage. La roulette s'imprime élastiquement dans la surface du verre, laissant obligatoirement derrière elle des débris de verre sous forme de fine poussière ou de très petits éclats de verre, selon la profondeur du marquage.


B- Une série de fissures se propageant à partir de la surface sous le coupe-verre vers l'intérieur du verre, dans le sens de son épaisseur. Ce sont ces fissures qui permettent la séparation du verre. La profondeur des fissures induites par le coupe-verre influe directement sur la facilité à séparer les deux plaques de verre. Plus les fissures sont superficielles, plus la séparation est difficile.


C- Des fentes latérales qui s'étendent d'un ou des deux côtés de la ligne de marquage. Ces fentes latérales sont microscopiques (invisibles à l'oeil nu) lorsque la pression de la roulette sur le verre est faible. Elles deviennent plus importantes la pression augmentant.



Le rapport analyse également les diverses variables (Diamètre, angle et fini de la roulette,  vitesse de marquage, etc.) influant sur la facilité à séparer le verre, la qualité de la tranche, et la qualité de surface.

 


1- La taille conventionnelle.


La taille conventionnelle utilise une pression réduite pour induire des fissures verticales dont la profondeur est de l'ordre de 10% l'épaisseur du verre. Ainsi, pour les verres à vitrail de 1/8 po., les fissures induites par le coupe-verre auront une profondeur de 10-12 millièmes de pouces, soit l'épaisseur de trois feuilles de papier. La taille conventionnelle est celle qui est le plus souvent utilisée par les artisans en vitrail, et elle est souvent la seule à être enseignée par de nombreux artisant et verriers. La taille conventionnelle est parfaitement appropriée pour des coupes en ligne droite, ou des coupes faciles à séparer.


  

LES DEUX FAÇONS DE TAILLER LE VERRE.


Ce texte s'inspire de données techniques issues de recherches effectuées par un important manufacturier de coupe-verre industriel.  Le rapport original (en anglais) est disponible sur internet à l'adresse donnée ici

Avec ou sans huile dans le coupe-verre?                                         


Dans les siècles précédents, les coupe-verre étaient fabriqués en acier, présentant des inconvénients sérieux, dont la rouille et l'usure prématurée. On huilait ces outils du passé pour pallier à ces deux inconvénients.  Le carbure de tungstène dont sont faits les coupe-verre d'aujourd'hui  a été découvert en 1927. Par la suite, ce matériau extrêmement dur et résistant fut utilisé pour fabriquer les coupe-verre. Le carbure de tungstène ne rouille pas car il ne contient pas de fer. De plus, il est très résistant à l'abrasion et à l'usure, faisant que l'usage de l'huile n'est pas nécessaire, ni pour le protéger de la rouille, ni pour diminuer l'usure.


Il existe deux écoles de pensée sur l'usage d'huile dans le travail du de verre:  L'une dit que l'huile est utile, et l'autre affirme que les bénéfices, s'ils existent, sont très marginaux. Notre expérience de plus de 12 ans dans le domaine, appuyée par les tests que nous avons faits, font que nous sommes sommes en accord avec la seconde école de pensée, à savoir que l'usage de l'huile dans un coupe-verre au carbure de tungstène soit n'offre aucun bénéfice notable, ou tout au moins des bénéfices insuffisants face aux inconvénients qu'il pose.


Certains artisans affirment que le verre se détache plus facilement lorsque de l'huile est utilisée dans le marquage au coupe-verrre. On sait maintenant que c'est la profondeur des fissures qui font que le verre se détache plus facilement, et que cette profondeur varie principalement en fonction de la pression appliquée lors du marquage (et autres facteurs comme la vitesse de marquage, l'angle de la roulette, son diamètre, etc.) L'usage d'huile ne fait pas significativement varier la profondeur des fissures, et donc n'influera pas significativement sur la facilité à détacher le verre.


D'autres disent que l'usage de l'huile prolonge la vie utile de la roulette du coupe-verre. Cela était vrai des roulettes en acier du début du 20ième siècle. En atelier, les coupe-verre au carbure de tungstène offrent des durées de vie qui dépassent les 3 à 5 ans d'usage intensif. Et même si l'usage d'huile doublait leur durée de vie utile, cela ne représenterait qu'une économie d'à peine 3 ou 4 dollars par année, économie que ne contrabalance pas les inconvénients posés par l'usage d'huile.


Il va de soi que la rouille n'est pas un facteur, contrairement aux anciens coupe-verre à roulette d'acier. On n'a pas besoin de protéger le carbure de tungstène de la rouille, il ne rouille pas.


Certains artisans font remarquer que plusieurs coupe-verre au carbure de tungstène offrent un réservoir d'huile, déduisant ainsi que l'usage d'huile est indirectement proposé par le manufacturier. Le fait est que les manufacturiers de coupe-verre qui n'offriraient pas de réservoir d'huile se priveraient de vendre leur produit aux artisans qui croient que l'huile est utile. En offrant un réservoir d'huile, le manufacturier propose à tous ses clients un produit qui offre la possibilité de travailler avec ou sans huile, selon ce que le client désire. (ou croit.) Ne pas offrir de réservoir au coupe-verre diminuerait les ventes du produit.


L'huile pose toutefois un inconvénient important: celui de salir ou de polluer le verre. L'huile est peu soluble dans l'eau, de sorte que même après le meulage de la pièce et son trempage dans l'eau, l'huile résiste et perdure sur le verre. Cette huile résiduelle fait que le ruban de cuivre (de la technique Tiffany) adhère moins bien au verre, et dans des cas limites n'adhère pratiquement pas, diminuant la robustesse et la pérénité du vitrail final. Pour s'assurer d'enlever toute l'huile de coupe (ou de meulage) résiduelle, il faudra laver le verre à l'eau chaude savonneuse, le rincer ensuite pour enlever les résidus de savon et enfin assècher le verre. Ces opérations de lavage, rinçage et asséchage du verre valent-elles 3 ou 4 dollars annuels d'économie sur les roulettes de coupe-verre? La question se pose.


Certains artisans disent que l'usage d'huile, cette fois dans l'eau de meulage, prolongera la durée de vie utile de la pierre diamantée. Notre expérience nous a montré que si la durée de vie de la pierre de meulage est prolongée, elle l'est de façon bien marginale. Par contre, l'huile de meulage pose le même problème: pollution de la pièce de verre par de l'huile, entraînant la diminution de la robustesse et de la pérénité du vitrail de technique Tiffany. Il faut aussi tenir compte du fait qu'une pierre diamantée qui coûte par exemple 25$ pourra fabriquer plus de 20 vitraux de grandeur moyenne, représentant un coût de 1.25$ par vitrail, un coût somme toute très faible. 


La question pour nous, à La Fabrique de Vitrail, a donc été la suivante: Le lavage à l'eau chaude savonneuse, le rinçage et l'asséchage des pièces de verre valent-ils les quelques dollars d'économie annuelle sur le coût des roulettes de coupe-verre et des pierres diamantées? À chacun de répondre. Nous croyons que non, d'autant plus que travailler sans huile de coupe ni de meulage nous fait économiser  du temps (la principale composante de coût d'un vitrail) et élimine les dépenses reliées à l'achat des huiles dont l'utilité est fort questionnable.  

Opinion indépendante

sur l'huile dans le coupe-verre. (Écouter à 3 minutes et suivantes.)

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